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Cette rubrique est pour presenter des actualites dans le monde du tourisme en Indochine.

Quang Ninh se veut centre touristique international

L’augmentation continue du nombre de visiteurs à Quang Ninh et du chiffre d’affaires du secteur du tourisme depuis des années est le signe de l’intérêt pour les autorités locales de développer ce dernier.

Le 1er novembre 2014, la province a lancé le programme "Sourire de Halong" afin de transmettre le message d’un sourire venant du cœur. La province a demandé à la population de sourire le plus sincèrement possible, de sourire ouvertement, d’être amicale, hospitalière, polie, surtout avec les touristes.

Quang Ninh souhaite changer le comportement de chaque personne, des autorités aux entreprises, des familles et aux individus pour en faire une nouvelle norme d’un site de tourisme et d’investissement idéal. Quang Ninh dispose d’un numéro de téléphone et d’une adresse courriel afin que les touristes, la population et les investisseurs puissent exprimer leurs opinions sur les services touristiques de la province.

«Sur la base des idées de la population et des touristes, les administrations locales concernées créeront et proposeront plusieurs mesures afin d’améliorer la qualité de ses services et produits touristiques comme du comportement envers les clients afin de promouvoir le tourisme provincial. Le programme a reçu un accueil chaleureux de toute sa population, de ses entreprises et de ses services locaux, et plus encore de ses entreprises de tourisme», selon Lê Quang Tùng, vice-président du Comité populaire de la province de Quang Ninh.

Des investissements audacieux

Selon M.Tùng, Quang Ninh cherche à retenir les touristes plus longtemps. Afin qu’ils augmentent la durée de leur séjour, elle fait valoir son tourisme patrimonial et spirituel afin d’exploiter toute la diversité de ses patrimoines.

De même, l’amélioration des transports, des infrastructures du tourisme et de la qualité des ressources humaines font l’objet d’une priorité. Récemment, la province a achevé son projet d’approvisionnement en électricité du district de Cô Tô et des villages insulaires du district de Vân Dôn, un progrès significatif qui dynamisera le développement du tourisme dans ses zones insulaires.

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La province ne cesse de solliciter les investissements dans les secteurs du tourisme et du commerce et, plus généralement, des services. Plusieurs ouvrages aux normes internationales sont en cours de réalisation par de grands groupes, notamment le centre commercial Vincom, le téléphérique de l’île de Cua Luc, le parc Dai Duong (Océan), etc. Elle accélère également la libération des terrains pour la construction de l’aéroport international de Vân Dôn et d’un secteur de loisirs dans la zone économique de Vân Dôn comprenant un casino. La province fait appel à l’investissement pour la création sur l’île Hoàng Tân d’une zone d’écotourisme et de la cité municipale de Quang Yên, un projet d’un milliard de dollars.

Au-delà de l’investissement, Quang Ninh améliore aussi l’administration de son tourisme. Elle a organisé des formations complémentaires pour son corps d’inspecteurs du tourisme, a installé 28 panneaux portant le numéro de l’inspection aux ports, aux appontements et sur les sites touristiques afin de recevoir les commentaires des visiteurs sur la qualité des services locaux. Ainsi, les problèmes causés par des commerçants itinérants, des vendeurs qui racolent les clients ou d’autres qui pratiquent des prix supérieurs à ceux du marché, ont été supprimés.

Le tissage du lin des H’mong de Dong Van

Dong van ha giang

Les H’mong vivant sur le haut plateaux rocheux de Dong Van (province septentrionale de Ha Giang) ont deux métiers traditionnels qui font leur fierté et sont grandement estimés par toutes les autres ethnies du Nord-ouest du Vietnam : le tissage du lin et le travail de la forge. Ce dernier est réservé aux hommes tandis que les femmes se spécialisent dans le filage du lin, donnant naissance à des brocarts aux couleurs riches et éclatantes.

M.Giang (commune de Ta Lung, district de Dong Van) nous confie : «Jadis, les H’mong menaient une vie nomade. Chaque fois qu’ils découvraient des terres nouvelles, les hommes se hâtaient de bâtir leur demeure, d’installer des forges, de forger des couteaux, des pioches... alors que les femmes cherchaient les moindres parcelles de terres parmi les rochers pour y semer du lin, du maïs, deux grains qu’elles emportaient partout où elles allaient. Avec le maïs comme nourriture de base, la femme H’mong prépare le mèn mén ou le maïs au bain-marie ; avec le lin, elle tisse des tuniques».

Au cours d’une mission dans le district Dong Van, nous avons fait connaissance avec Mme May. Voilà ce qu’elle nous a dit : «J’ai plus de 80 ans et je ne me souviens plus que de peu de choses mais le tissage du lin, je l’ai toujours dans ma tête. Il suffit à une femme H’mong d’avoir une brassée de lin pour en faire une belle jupe en brocart». En disant cela, Mme May accroche des fils de lin à son métier à tisser en bois. Sous ses mains lestes, le tissu commence à prendre forme, s’allonge, s’allonge…

L’étape la plus importante dans la confection d’un vêtement est de dessiner, avec de la cire d’abeille, les motifs décoratifs sur chaque partie du vêtement. Ces motifs seront ensuite ou brodés ou cousu selon le goût de chaque femme et les différentes parties, une fois achevées, seront assemblées pour en faire une jupe, une tunique ou une blouse. On peut dire que les H’mong maîtrisent l’art de dessiner les motifs décoratifs, pour en faire des brocarts bien personnalisés.

Partout dans les villages de Lung Tam, Pho Cao, Sung La… du district de Dong Van, nous pouvons rencontrer des femmes H’mong qui, aux périodes creuses, apprennent à leur fille la manière de filer le lin. Partout, nous pouvons entendre le cliquètement de leur métier à tisser. Filer le lin, tisser le brocart, dessiner les motifs ornementaux sont, pour la femme H’mong, des activités quotidiennes, transmises depuis des générations, qu’une jeune fille en âge de se marier se doit de maîtriser. Un diction populaire H’mong estime ainsi les qualités d’une jeune fille : «Belle fille qui ne sait pas filer le lin n’est point belle. Jolie fille qui ne sait pas manier l’aiguille est fille de mauvaise conduite».

La fabrication du brocart fait maintenant partie de la culture des H’mong de Dong Van. Cette tradition culturelle peut se voir dans des villages de métiers traditionnels comme le village de Lung Tam, district de Quang Ba, ou encore aux festivals de Hue ou encore au Village culturel des ethnies minoritaires du Vietnam, située à Dong Mo, relevant de Hanoi./.

Source: VN Tourism